En m’appuyant sur une recherche en cours (Béziat et Villemonteix, 2012 ; Villemonteix et Béziat, 2013), cette présentation tentera d’exposer les enjeux, les spécificités et les contraintes d’une recherche qui prenne en compte les réalités matérielles, humaines et idéologiques qui structurent ou empêchent l’adaptation scolaire des technologies informatisées à l’école primaire.

Parmi d’autres lancées de ce type glanées dans la presse, dans une brève d’un journal régional parue cette année, la présentation d’usages de tablettes tactiles en classe maternelle nous donne une occasion supplémentaire de lire que les TICE sont « un bon outil, mais pas la panacée ». Cette position n’est pas hostile à l’intégration des technologies informatisées en classe, elle est classique et largement partagée, mais elle ne restitue ni les enjeux ni les difficultés d’une entrée de ce type de technologies dans les pratiques de classe, notamment à l’école primaire. Nous l’avons déjà pointé et discuté (voir références). Aussi, d’une certaine façon, en forçant l’interprétation, cela laisse entendre que pour s’en servir en classe, il suffit de savoir les faire « marcher ».

D’une manière générale, le contexte institutionnel français pour l’intégration des TICE ne laisse pas la place pour une prise en compte des technologies informatisées comme objet en tant que tel dans la classe (Béziat et Villemonteix, 2012). Cela créé des manques quant à la prise en compte de ce que sont les TICE, du point de vue des pratiques instrumentées, des connaissances propres au champ, des finalités éducatives et de la formation des enseignants.

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